Approche

Cinq principes opposables, écrits avant la signature.

Les principes énoncés ici ne décrivent pas une simple intention vague ; ils sont opposables, écrits dans la lettre de mission de chaque sprint, et garantissent au commanditaire cinq choses au départ : la liberté technologique, la pertinence de l’outil déployé, la propriété d’usage du livrable, la confidentialité de la donnée traitée et la prévisibilité budgétaire du sprint.

Le cadre contractuel détaillé - clauses de licence d’exploitation, NDA mutuel, garantie de mise en exploitation - est joint à toute lettre de mission. La rédaction exacte des clauses est ajustable à la marge pour s’adapter aux contraintes juridiques propres au commanditaire.

01.

Indépendance des modèles d’IA

Quand l’IA est utilisée, le modèle est choisi sur le besoin, jamais par contrat-cadre.

Aucun contrat d’exclusivité éditeur Choix mission par mission Mix multi-modèles possible

Le principe

TRS n’a contracté avec aucun éditeur de modèles d’intelligence artificielle. Aucune clause de volume minimum, aucun accord commercial préférentiel, aucun engagement de réseau. Le modèle utilisé sur chaque sprint est choisi à l’instant du cadrage, sur la seule base du problème à résoudre. La décision est documentée dans le livrable et reste révocable : le commanditaire peut la rouvrir à tout moment.

En pratique

Quatre critères d’arbitrage sont instruits à l’entrée de chaque mission. La performance attendue sur la tâche, mesurée sur un échantillon réel issu de la donnée du commanditaire. La sensibilité de la donnée traitée, qui peut imposer un modèle auto-hébergé ou un tenant souverain. Le coût marginal au volume cible, intégrant l’inférence et l’observabilité. La latence acceptable au runtime, interactive ou batch.

Le mix peut être hétérogène à l’intérieur d’un même sprint - certaines étapes sur API externe, d’autres sur modèle local. Le commanditaire conserve la cartographie technique complète : quel modèle, sur quel pipeline, pour quel volume, à quel coût marginal.

Le contexte de marché

Le marché de l’IA pour le private equity tend à se structurer en alliances exclusives entre laboratoires et fonds - les opérations Anthropic-Blackstone-Hellman & Friedman-Goldman Sachs et OpenAI-TPG-Bain Capital-Brookfield-Warburg Pincus-Goldman Sachs-SoftBank de mai 2026 en ont posé le précédent. Pour les fonds européens hors de ces alliances, l’enjeu n’est pas de choisir un camp - c’est de garder la liberté de n’en choisir aucun. TRS porte cette neutralité comme contrainte structurelle, pas comme posture marketing.

Le modèle utilisé est documenté dans le livrable et révocable au cadrage. Aucun engagement de volume, aucune rente d’éditeur, aucun renouvellement automatique.

02.

IA sélective

Quand Python, SQL ou des règles métier suffisent, l’IA reste à la porte.

Test de pertinence systématique Refus assumé si l’IA n’est pas la réponse Pas de déploiement réflexe

Le principe

Une part significative des problèmes opérationnels d’une société en portefeuille se règle sans intelligence artificielle. La clôture comptable, la consolidation d’un compte de résultat groupe, l’orchestration d’un pipeline de données sont des problèmes déterministes, dont la solution est déterministe. Introduire un modèle de langage là où il n’est pas requis dégrade la traçabilité, augmente le coût d’exploitation, et déplace le risque opérationnel sans bénéfice métier.

Les trois questions du cadrage

Trois questions ouvrent chaque cadrage, avant tout autre arbitrage technique. La tâche admet-elle plusieurs sorties acceptables, ou existe-t-il une réponse unique vérifiable ? Le volume justifie-t-il une infrastructure de modèle, ou un script déterministe suffit-il ? La traçabilité exigée - audit interne, commissaires aux comptes, autorité de tutelle, due diligence acheteur - tolère-t-elle une décision non explicable ligne à ligne ? Une seule réponse défavorable à ces trois questions, et l’IA n’a pas sa place - ou seulement sur un sous-segment du pipeline.

L’exemple inverse

Le sprint 01 présenté en page Livrables - réassort hebdomadaire automatisé sur quatre-vingts points de vente - n’utilise aucun modèle d’IA au runtime. Les règles métier sont connues et stables, les volumes prévisibles, et la décision finale appartient aux chefs de rayon qui connaissent leur terrain mieux qu’un modèle (météo locale, opérations promotionnelles, événements concurrents). L’IA a été utilisée pendant la phase de développement (génération de code, écriture de tests, lecture de documentation), mais le module livré est 100 % déterministe. Un cabinet qui aurait vendu un agent LLM aurait livré une solution plus coûteuse, plus opaque, et que les chefs de rayon n’auraient pas adoptée.

Le choix de déployer ou non un modèle d’IA est argumenté en cadrage, écrit dans la lettre de mission. Si l’IA n’est pas la bonne réponse, TRS le dit avant de signer.

03.

Code source remis

Code source remis sous licence perpétuelle, gratuite, irrévocable.

Licence concédée à la livraison PI conservée par le cabinet Aucune rente d’exploitation

Le principe

Tout ce qui a été construit pendant le sprint est remis au commanditaire le jour de la livraison contractuelle : code source intégral, documentation d’exploitation, fichiers de configuration, jeux de tests, modèles entraînés s’il y en a. La remise s’accompagne d’une licence d’exploitation perpétuelle, gratuite et irrévocable, opposable à TRS Associates et à ses successeurs en intérêts. Le commanditaire peut exploiter, modifier, étendre ou faire évoluer le module par n’importe quel tiers, sans nous, sans rente, sans clause de maintenance imposée.

Pourquoi la PI demeure au cabinet

La propriété intellectuelle - droits d’auteur sur l’architecture logicielle, schémas génériques de pipeline, design d’interface - demeure au cabinet pour préserver la valeur transverse entre missions. Un schéma d’extraction conçu pour un commanditaire peut être réutilisé sur un autre dossier sans clauses spécifiques. Cette mécanique garantit au commanditaire un coût de mission compétitif, et à TRS l’effet d’expérience qui permet de tenir les forfaits annoncés. La licence concédée écarte par construction toute dépendance technique : aucune brique du livrable n’est conditionnée à une intervention TRS ultérieure.

Pourquoi pas une licence open source

Une publication open source garantirait la même liberté d’usage au commanditaire, au prix d’une diffusion à des concurrents directs - ce qu’un fonds n’accepte généralement pas pour un outil construit sur ses processus internes. Le modèle de licence retenu - propriété au cabinet, usage perpétuel et libre au commanditaire - reproduit l’utilité de l’open source dans le couple TRS-commanditaire, sans en payer le prix concurrentiel.

Et l’infrastructure tierce

La même logique gouverne les coûts d’infrastructure : hébergement cloud, API de modèles, serveurs GPU pour un modèle auto-hébergé, base vectorielle ou abonnements éditeurs sont contractés par le commanditaire en son propre nom, à prix éditeur, sans aucune marge cabinet. TRS produit, recommande et estime ces coûts au cadrage ; le commanditaire signe en direct avec les fournisseurs. Le détail est exposé en page Méthode, périmètre du forfait.

Aucune dépendance technique résiduelle. Aucune rente d’exploitation. Le commanditaire peut couper le contact avec TRS le lendemain de la livraison sans rien perdre du module livré.

04.

Confidentialité par défaut

NDA mutuel avant tout échange technique. Données traitées en France, effacées à la livraison.

NDA mutuel pré-cadrage Hébergement français Effacement contractuel

Le principe

Aucune donnée du commanditaire ne quitte le périmètre maîtrisé par TRS. Aucune donnée client n’alimente, ne fût-ce qu’indirectement, l’entraînement d’un modèle tiers. Le NDA mutuel est signé avant tout échange technique - avant même l’extraction d’un schéma de base de données, avant l’envoi d’un échantillon pour évaluation.

Architecture par défaut

Données traitées sur infrastructure souveraine en France, tenant isolé par commanditaire, chiffrées au repos et en transit. Journalisation complète des accès. Droits utilisateurs minimaux par défaut (least privilege). Effacement contractuel de toutes les données du commanditaire dans les trente jours suivant la livraison ou la rupture de la mission, certificat d’effacement fourni.

Recours aux modèles externes

Lorsqu’un modèle externe est utilisé, l’API est configurée en mode de non-réutilisation des inputs - option zero data retention chez le fournisseur quand elle existe, opt-out commercial sinon, contractualisé au niveau du compte TRS. Sur les corpus à confidentialité renforcée - contrats sensibles, dossiers patients, données salariales, secrets industriels - seuls des modèles auto-hébergés ou des tenants souverains sont utilisés. La donnée ne quitte alors jamais le périmètre français du cabinet ou du commanditaire.

NDA mutuel signé avant tout échange. Hébergement français. Effacement contractuel à trente jours. Aucune donnée client n’alimente un modèle public, jamais.

05.

Forfait à la mission

Honoraires fixés en cadrage, dépassement de jours-homme absorbé par TRS.

Forfait engagé, pas régie Aucun dépassement facturé Prolongation à nos frais si non-exploitation

Le principe

Le forfait du sprint est arrêté en cadrage, signé dans la lettre de mission, et n’est plus modifié jusqu’à la livraison. Aucun avenant tarifaire ne peut être présenté pendant le sprint. Si l’estimation des jours-homme TRS s’avère trop courte, le surcoût est porté par le cabinet, pas refacturé au commanditaire.

Pourquoi opposable

Trois conséquences directes pour le commanditaire. D’abord, la prévisibilité budgétaire est totale entre la signature et la livraison - le sponsor PE et le DAF du commanditaire connaissent à l’euro près le coût TRS de la mission. Ensuite, l’incitation économique change de camp : le cabinet a intérêt à cadrer juste et à exécuter rapidement, pas à étirer la durée. Enfin, la clause de prolongation à frais cabinet (deux semaines maximum) écarte le risque de livraison incomplète sans coût supplémentaire pour le commanditaire.

Ce qui n’est pas couvert par le forfait

L’infrastructure tierce (hébergement cloud, API de modèles de langage, serveurs GPU pour un modèle auto-hébergé, base vectorielle, abonnements éditeurs SaaS) est contractée par le commanditaire en son propre nom, à prix éditeur, sans aucune marge cabinet. Le détail du périmètre du forfait et des coûts à la charge du commanditaire est exposé en page Méthode, périmètre du forfait.

Première mission, missions suivantes

Le forfait est payé à la livraison sur la première mission avec un fonds - le commanditaire ne mobilise aucun capital tant que le module n’est pas en exploitation. Sur les missions suivantes avec ce même fonds, un acompte au démarrage peut être prévu, défini au cas par cas dans la lettre de mission. La logique reste la même côté forfait : prix arrêté en cadrage, dépassement absorbé par TRS.

Forfait opposable au cabinet jusqu’à la livraison. Aucun dépassement facturé. Prolongation à frais TRS si le module n’est pas en exploitation à terme. Détail opérationnel du périmètre en page Méthode.

Voir des exemples par périmètre